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FESTIVAL IMAGES DE LA DIVERSITÉ ET DE L’ÉGALITÉ

les-migrants-ne-savent-pasLa solidarité n’a pas de nationalité. Si vous venez toquer à ma porte car il vous manque du lait, je vais essayer de vous dépanner. Si l’état représentait la bonté et le meilleur que nous avons, plutôt que de défendre les intérêts d’une seule classe, cela se passerait bien. Ken Loach, Moi, Daniel Blake, Palme d’Or Cannes 2016

Pour sa sixième édition, le FIDEL inaugure un nouveau partenariat avec Etoile Lilas, un complexe de salles art et essai situé au carrefour des territoires, Paris et ses banlieues. Cette géographie culturelle, qui s’engage dans la mixité, nous tient particulièrement à cœur, tant la circulation des citoyens comme des idées constituent notre vivre ensemble.

Le combat des femmes demeure toujours d’actualité, et depuis sa création le FIDEL propose des films de réalisatrices du monde entier, avec le soutien d’associations engagées. Avec Femmes Solidaires, nous avons privilégié pour cette édition de vous présenter des films qui tous témoignent d’un engagement et d’une réussite. Du Yémen au Kurdistan, de la France de Calais à la France des cités, avec Houda Benyamina (Divines) Zayne Akyol (Gulistan, terre des roses) Khadija Al Salami (Moi, Nojoom, 10 ans, divorcée) Fabianny Deschamp (Isola) entre autre, elles sont farouches, indépendantes, dignes, courageuses, puissantes. Ce sont des d’héroïnes de notre temps, elles incarnent chacune un idéal de liberté et d’émancipation.

Depuis ses débuts, le FIDEL a programmé des films qui donnaient un visage, un corps, une parole, une histoire à ces citoyens que l’on a assigné à être des migrants. Migration, exil, émigration, territoire, frontière, autant de lignes rouges qui structurent l’engagement du Fidel. Comment agir face à l’immense catastrophe humanitaire à laquelle nous assistons depuis quelques années ? Des cinéastes  s’engagent avec leurs caméras, auprès de ces enfants, de ces femmes et de ces hommes littéralement chassés de leurs pays par les terribles violences qui y font rage.  Avec Yolande Moreau Nulle part, en France  et Jean Paul Mari Les migrants ne savent pas nager , c’est un cinéma direct, un cinéma témoin, un cinéma militant et humaniste qui interpelle nos pouvoirs publics. Autant de récits, de témoignages et d’actions que nous vous invitons tous à venir partager avec nous afin de : ne pas fermer les yeux, voir et entendre, comprendre et  s’engager ensemble.

Nous vous offrons pour clôturer cette sixième édition un film poignant, profondément ancré dans la réalité de l’ensemble des travailleurs. Portée par Isabelle Adjani, intensément émouvante et lucide, Carole Matthieu de Louis Julien Petit œuvre à l’engagement de chacun dans une prise de conscience, ô combien nécessaire, sur les violences et harcèlement au travail.

Pour un cinéma digne, pour des regards lucides,  pour un festival engagé.

Nadia Meflah – Déléguée artistique

Quand ? du 25 au 27 novembre 2016

Quoi ? le FIDEL propose 2 thématiques

  • Réalités des Combats des Femmes &  Migrants et Réfugiés
  • 7 films dont 3 inédit + une avant-première avec Isabelle Adjani : 1 court métrage, 4 documentaires, 3 fictions
  • 2 tables rondes : Combat des Femmes &  Migrants et Réfugiés, quel avenir en France ?
  • Une exposition sur la cartographie de la migration sub-saharienne avec Souleymane Bladé
  • Un stand de livres dédiés aux thématiques du FIDEL
  • En partenariat avec Femmes Solidaires, Médiapart, Beur FM, Clara Magazine, La Cimade

Où ? Cinéma Etoile Lilas, Place du Maquis du Vercors,75020 Paris –

Métro : Lignes 3bis & ligne 11 [Porte des Lilas] Bus : Lignes 48 / 96 / 105 / 115 / 129 / 170 / 249 [Porte des Lilas]

Tramway : T3bis [Porte des Lilas] Station Vélib’ : 304 rue de Belleville , Paris 19e / 57 rue des frères Flavien ou 46 rue de Paris, Les Lilas / 241 avenue Gambetta, Paris 20e

Combien ?  6 euros pour tous

Site web Étoile Lilas :http://www.etoile-cinemas.com/lilas

Site web Le FIDEL : http://www.lefidel.com/lefidel16/

 

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DOCTEUR STRANGE

LA PASSION DU SOIN

Les super héros et moi, c’est toute une histoire. Je ne faisais pas de différence entre les héros grecs (Ulysse c’était moi!)  et spider Man, Iron Man ou surtout Daredevil ma flamme ! C’est ma passion d’enfance pour ces super héros, qui par leurs handicap relevaient du superbe, justement…

Au cinéma, ou plutôt à la télévision française du service public, je découvre le film de Richard Donner « Superman », j’avais moins de 8 ans et j’étais bluffée de voir cet Icare des temps modernes ne pas chuter, toujours à la recherche d’un père immensément absent (Marlon Brando!!!) A la même époque, je tombe en émoi absolu pour l' »Homme Invisible »,  série qui me fera précipiter dans la bibliothèque de mon école des cités pour y dévorer le roman, et j’ai encore imprimé dans ma rétine le visage du comédien, avec sa chevelure si blonde, David McCallun, il avait un vague air de ressemblance avec un méchant de cinéma que j’adorais, Richard Widmark.

Bien plus tard, cette fois-ci au cinéma il y a le « Batman » de Tim Burton, et ne serait-ce que pour le Joker et la mélancolie keatonienne du héros masqué, ce film demeure une étoile… Christopher Nolan, Ang Lee, David Cronenberg, entre autre, ont déstabilisé le genre. Il y a eu récemment « Deadpool » une fantaisie jubilatoire burlesque qui réussissait le tour de force à nous faire aimer tout ce que l’on ne cherche pas chez un super héros…

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Mais depuis quelques années, je subis une déferlante déception des adaptations cinématographiques, avec l’horreur des Avengers et Iron Man qui s’enfonce dans une bouillie visuelle….et il y a deux jours je découvre « Docteur Strange » de Scott Derrickson, avec l’envie de le revoir encore une fois, afin de vérifier à quel point ce film est une merveille, où le coeur est au centre, où l’effet spécial du cinéma fonctionne, charnel et incarné, spirituel et farceur, ludique et pathétique.  Et mon dieu quel charme !

Cela ne date pas d’hier que les hommes pleurent mais là, avec Docteur Strange, c’est plus qu’une question de fierté mal placée, il s’agit de compassion et de renoncement, ne pas vouloir tuer, refuser ce qui nous est tant et tant asséné pour trouver une autre voie….J’espère ne pas me tromper pour la suite….

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CHOUF !

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Karim Dridi est venu nous retrouver sur les ondes de Radio Libertaire le samedi 15 octobre pour son film CHOUF

Pour réécouter en podcast l’émission c’est ici : https://dl.dropboxusercontent.com/u/13563…/cb_15_10_16_a.mp3

Karim Dridi avec CHOUF c’est un peu et même beaucoup notre Francis Ford Coppola du cinéma, avec un subtil mélange à la Ken Loach et un lyrisme digne du cinéma italien, sec et flamboyant.

La bande annonce : http://www.dailymotion.com/video/x4p2ttz

 

 

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REGARDS SUR LE CINEMA AU BLANC MESNIL

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« Regards sur le cinéma » est consacré aux rapports féconds mais non dénués d’ambivalence entre le cinéma et l’anthropologie : où comment, avec de nombreux extraits à l’appui, le documentaire réinventé par la fiction permet de critiquer l’impensé colonial de l’ethnologie tout en participant notamment à l’invention d’une branche importante de l’anthropologie culturelle : l’anthropologie visuelle.
Le goût des autres et de l’ailleurs, le cinéma l’aura cultivé dès sa naissance. Ce furent les opérateurs des frères Lumière envoyés dans le monde entier pour y ramener les images mobiles témoignant de notre diversité humaine. Robert Flaherty, avec Nanouk l’Esquimau (1922), aura quant à lui imposé la fonction documentaire du cinéma. D’autres auront suivi cet exemple fondateur, comme Jean Rouch, nous inspirant un voyage à travers le temps et l’espace, les cultures et les façons dont les gens se racontent les fictions nécessaires à leurs existences.

C’est où ? A la médiathèque Edouard Glissant, Place de la Libération, 93150, Le Blanc-Mesnil

Comment y aller ? RER B arrêt Drancy + bus 148 arrêt place de la Libération

RER B arrêt Le Blanc-Mesnil + bus 346/620 arrêt place de la Libération)

C’est quand ? Samedi 15 octobre 2016, de 16h à 18h.
Séance animée par Nadia Meflah

Lien vidéo : http://boutique.arte.tv/f151-nanouklesquimau

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Festival Images de la Diversité et de l’Égalité

5ème édition FIDEL – 20 novembre au 22 novembre 2015 – CONFLUENCES Paris 20ème

LE FIDEL : les films de la diversité et de l’égalité

La diversité est aujourd’hui au cœur du débat national, amenant à s’interroger sur les questions fondamentales que sont la citoyenneté et les valeurs républicaines ; sur les identités plurielles en perpétuelle évolution. En effet, tout ce qui relève de l’identité amène immanquablement au questionnement qui lui-même nourrit la créativité. La pluralité culturelle de la société française apparaît comme une richesse, un patrimoine commun que nous souhaitons mettre en valeur et en lumière. La considération de cette réalité est un gage incontournable du lien social. Le développement de manifestations culturelles qui rassemblent et érigent la diversité comme un vivier créatif est essentiel. La créativité agit comme le révélateur d’une société en bonne santé. Nous considérons donc qu’il est important de vivifier cette puissante énergie créative afin d’en révéler les talents et de lui offrir une tribune, une visibilité et un cadre cohérent d’expression

La mémoire et la fraternité

En présence des cinéastes et des personnalités engagées, cette cinquième édition continue son travail d’éclaireur des consciences. Il s’agit pour nous de témoigner de la richesse des actes de tout un chacun, comme des réalités trop souvent occultées par les médias. L’intolérance se nourrit de l’ignorance, la solidarité s’enracine dans l’attention à autrui, c’est notre mission de déconstruire l’une pour renforcer l’autre.

Trois jours de projections, des rencontres, deux tables rondes, des films inédits, des cinéastes et des personnalités présentes pour trois thématiques :
– Déconstruire les préjugés
– Les femmes, c’est toute une Histoire
– Temps d’exil, terre d’accueil

Les films de la sélection 2015

Les Tables Rondes du FIDEL 2015

samedi 21 novembre 17h30 – 19h : Les Femmes c’est toute une Hhistoire ! Rencontre animée par Samia Messaoudi (présdente du Fidel) en présence des réalisatrices,de l’association Femmes solidaires et de Marie Poinsot, de la revue Hommes et Migrations.

dimanche 22 novembre 17h30 – 19h : Temps d’exil, Terre d’accueil : rencontre animée par Mehdi Lallaoui, en présence des cinéastes et associations : France Terre d’Asile, CIMADE et l’OFPRA – Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides

LIEU ?
Confluences, lieu d’engagement artistique »
www.confluences.net
Adresse : 190 boulevard de Charonne 75020 PARIS.
Ligne 2 Métro Philippe Auguste ou Alexandre Dumas.
contact de réservation et d’information: 01 44 63 96 96

QUAND ?
La cinquième édition du FIDEL commence le vendredi 20 novembre dès 18h00 et se terminera le dimanche 22 novembre avec une surprise musicale dès 20H30

COMBIEN ?
TARIF : 3 €
Gratuité : jeunes & étudiants, chômeurs.

QUI ?
L’équipe du FIDEL
Samia MESSAOUDI : Présidente du FIDEL et responsable de la communication.
Mehdi LALLAOUI : Responsable associatif et délégué général du FIDEL.
Nadia MEFLAH : Déléguée artistique et programmatrice du FIDEL
Jean-françois CONSTANS : Responsable média web & production web cast du FIDEL

Bande annonce du FIDEL

http://www.lefidel.com/

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Nassima Guessoum Nadine Naous cinéastes de notre temps

La 4ème édition du Festival du Film Arabe de Romainville, qui se déroule en ce moment et ce jusqu’au 17 novembre, a eu l’heureuse idée de programmer, en leur présence,  10949 femmes pour Nassima Guessoum et Home sweet home de Nadine Naous, deux films qui parcourent les festivals du monde entier. L’idée de les réunir pour un entretien croisée fut une évidence à l’image de leur films, récits de l’éclaircissement d’un monde obscurci par les guerres.  Continuer la lecture

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THEEB un western à hauteur d’Histoire

Pour l’ouverture de sa quatrième édition ce vendredi 6 novembre à 20H00, quelle très belle surprise de retrouver sur grand écran THEEB du cinéaste jordanien Naji Abu Nowar. Primé et selectionné dans de nombreux festivals internationaux depuis près d’un an (en 2014 il reçut le prix de la mise en scène dans l’excellente sélection Orizzonti du festival de Venise) Theeb, le loup, est un film d’une puissance historique qui restitue au récit, à l’imaginaire, et à la transmission tout ce que le cinéma hollywoodien a su si bien effacer, ou du moins mis hors champ. Continuer la lecture

Abdel-Hafed Benotman au salon Polars du Sud Toulouse
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FATIMA

Ce qui est toujours limpide et d’une rare intelligence du coeur, c’est la voix de Philippe Faucon. Elle est douce et juste. C’est un cinéaste à parole ténue et forte, il possède une humilité du regard qui s’accompagne d’une présence au monde, délicate et puissante en même temps. Quelque chose qui relève d’une politique des corps. J’ai toujours admiré son amour des comédiens, si palpable sans hystérie aucune. Il les aime et les filme avec une farouche sobriété et écoute qui me fait assister à la puissance d’incarnation de ces anonymes, combattants de leurs vies.

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