THEEB, UN RÉCIT DE NOTRE TEMPS ENTRETIEN AVEC ZIAD MAJED POLITOLOGUE

Alors que le film est sorti en DVD cet été 2017, l’occasion pour nous de comprendre tous les enjeux de ce film important pour comprendre ce qui se joue au Moyen Orient. Entretien avec le politologue Ziad Majed qui donne des clés de compréhension.

En tant que spectateur, pourriez-vous nous donner votre première impression du film ?

J’ai trouvé le film très sincère, avec une réelle beauté esthétique. C’est un univers réduit, très masculin, nous sommes dans le patriarcat d’une société nomade et bédouine. Les acteurs, à travers leurs personnages, font preuve de spontanéité. En même temps le film soulève beaucoup de questions, il a une part ambiguïté très intéressante. Le réalisateur a vraiment réalisé un film remarquable. Il se présente de manière simple alors qu’il est très complexe et riche d’intrigues. Si on ne connait pas l’histoire de cette période précise, à partir des années 1915 – 1916, époque qui a retracé le Moyen Orient, avec l’émergence de nouvelles entités politiques et des puissances coloniales, le film tout de même propose une fin certaine. Fin d’un monde, fin d’une époque. Notamment par le sable qui accompagne les hommes dans leurs voyages, mais aussi dans leurs morts et leurs renaissances. On peut sentir tout ça dans le film. En outre, le film a une puissance esthétique absolument impressionnante.

Peut-on considérer ce film comme regard politique sur une période clés, point de vue du cinéaste qui peut nous éclairer sur notre époque actuelle ? Où raconter le passé c’est aussi raconter l’histoire contemporaine…

Je ne sais pas si on peut qualifier ce film de politique, mais il y a certainement du politique et de l’histoire dans le film. Le cinéaste essaye de montrer un récit alternatif, et c’est en cela très intéressant, car d’habitude l’histoire que l’on connait est celle des grands évènements, une histoire imposée par ceux qui font l’histoire, les vainqueurs. Ce n’est pas l’histoire des vaincus ni ceux qui subissent les conséquences de ces bouleversements. Avec Theeb, à partir de quelques êtres humains qui vivent dans cette région-là, le cinéaste a tenté d’exprimer qu’il y a eu des vies brisées, des personnages avec des parcours très différents. C’est un moment fondateur dans l’histoire du Moyen Orient contemporain. Le récit se situe dans une zone entre la Jordanie et ce qui sera plus tard l’Arabie saoudite. Cette zone est importante, car c’est tout à la fois un désert, un espace historique de commerce, le chemin vers la Mecque pour le pèlerinage, et aussi là où finit le désert et là où commence la région que l’on a appelé le croissant fertile : Irak, Syrie, Liban, Palestine. C’est un territoire nourri de symboles et qui a connu énormément événements politiques. C’est exactement là où les Britanniques vont rencontrer les forces hachémites arabes qui se soulevaient contre l’empire ottoman. En 1915, des correspondances ont lieu entre le gouverneur britannique Mach Mahon et le chérif Hussein[1], gouverneur de la famille hachémite et de la Mecque. Les Britanniques avaient promis de soutenir le soulèvement Arabe contre les Ottomans, avec la promesse que le chérif Hussein devienne le roi des Arabes. L’empire ottoman dominait toujours les provinces arabes de la Transjordanie, le Hijaz, la Palestine, le Liban, la Syrie et l’Irak, pays qui devaient devenir un royaume et une entité politique arabe. Sauf qu’il y a eu des promesses manquées et des trahisons, car au même moment, les Britanniques concluaient d’autres accords avec la France, les fameux accords Sykes Picot[2].

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Ils souhaitaient se répartir le contrôle de ces territoires, c’est une hégémonie coloniale. Les Britanniques, bien plus que les Français, dirigeaient l’effort militaire et la diplomatie. Ils avaient décidé que la Jordanie, la Palestine, le sud de l’Irak et la Jordanie allaient être sous leur contrôle, tandis que le nord de l’Irak, le Liban et la Syrie, avec quelques territoires turcs, seraient sous le contrôle des français. Ces accords, signés en mai 1916, vont légitimer ces mandats respectifs. Un an plus tard, en 1917 aura lieu la déclaration de Balfour, en totale contradiction avec les accords Sykes et Picot. En effet, ce traité de Balfour promettait au mouvement sioniste, un mouvement nationaliste juif, une nation en Palestine[3]. Nous sommes en pleine guerre mondiale et les Britanniques pensaient que le mouvement national juif avait une grande influence à Washington, afin de les convaincre de s’engager militairement dans la guerre mondiale auprès des alliés en Europe. Surtout après la sortie de la Russie qui connaîtra en octobre 1917 sa révolution bolchévique, suite à laquelle Lénine va retirer son pays de cette guerre. Ce qui libère les Allemands et leurs alliés sur le front Est, scénario cauchemardesque pour les Britanniques. Les Juifs européens, victimes d’antisémitisme, étaient donc soutenus financièrement et encouragés à aller s’installer en Palestine, cela va aboutir au grand conflit israélo-palestinien que nous connaissons toujours. Cette phase historique, le film ne prétend pas l’aborder ou la couvrir, mais le film se situe à ce moment précis de l’histoire. Un moment où l’empire ottoman est en déclin, un empire qui a régné sur cette région pendant quatre siècles, avec aussi l’émergence des puissances coloniales, déjà présentes en Afrique du Nord, notamment en Algérie depuis 1830, puis en 1881 la France envahit le Maroc et la Tunisie, alors que les Britanniques sont en Egypte dès 1882, avec l’importance fondamentale du canal de Suez. Rappelons ici que le contrôle du canal de Suez permet à la Grande Bretagne la mainmise sur le commerce maritime et lui offre une voie stratégique entre l’Atlantique et l’océan Indien, à travers la mer Méditerranée, puis la mer Rouge menant vers l’Inde, la plus importante des colonies britanniques. Tout ce qui était autour de ce canal est un enjeu essentiel, avec juste en face la Jordanie et la péninsule arabe. La révolte arabe a commencé à partir du Hijaz, en 1916, avec les forces du chérif Hussein qui se dirigeait vers le nord, à travers la Jordanie. La présence de l’officier anglais comme le soldat ottoman, dans sa caserne, témoignent de ce contexte.  Caserne qui se trouve non loin de la voie de chemin de fer.

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C’est un bouleversement cette ligne tracée dans le désert, pour les Arabes mais surtout pour les Bédouins

La révolte arabe avait essayé de briser toutes les lignes, afin d’empêcher le ravitaillement des casernes ottomanes. Le train pour les ottomans fut une révolution économique et industrielle très importante. Cela permet la circulation des marchandises, des biens et des hommes, mais aussi le contrôle et l’administration des territoires, surtout face à l’appétit des européens qui voulaient pénétrer ces territoires. Rappelons-nous des campagnes de Napoléon en territoire ottoman en Egypte en 1798. La mise en place des chemins de fer a forcément changé la donne pour des sociétés bédouines et les populations rurales qui ont vu leurs terres confisquées pour la fabrication des voies de chemins fer. Cette révolution a permis une meilleure cohésion dans l’empire Ottoman, ce ne sont pas seulement des biens qui circulaient mais aussi des idées, notamment avec la circulation des journaux. Il était donc important pour les Britanniques d’aider la révolte arabe à couper ces voies. Il est à noter aussi que le train est le voyage du temps, c’est une nouvelle ère qui commence. En effet, très peu de temps après, il s’agira d’exporter le pétrole, les Britanniques vont construire encore plus de chemins de fer et des pipelines, pour acheminer le pétrole irakien à travers la Jordanie, vers Haïfa en Palestine, et donc ensuite à travers la mer Méditerranée. Raison pour laquelle, lors des accords Sykes et Picot, ils ont insisté pour avoir cette partie du Levant, ils savaient, bien plus que les Français, que cette région avaient des réserves importantes de pétrole. En cela, la Jordanie est vraiment un chemin qui croise tous ces parcours et ces enjeux. C’est un espace désertique, où les nomades vivent et bougent, dans un instinct de survie et de connaissances très grand. L’hospitalité est une valeur fondamentale, même celle de se sacrifier pour défendre quelqu’un qui demande la protection et le refuge. On le voit très bien dans le film, même si celui qui arrive est un Britannique. Pour la première fois, ils se retrouvent face à quelqu’un qui vient de l’autre monde, l’Europe, ils savaient l’existence de ce monde.

Comment définirez-vous ce monde des bédouins ?

C’est un espace très masculin, sans les femmes. C’est une réalité, notamment s’agissant d’accueillir des étrangers qui demandent la protection, un renseignement ou une aide au sein de cette tribu. L’honneur de cette tribu est représenté par la femme, par son corps ou sa présence. Elle n’est pas présente dans cette espace social, elle est mise de côté. Ce sont d’ailleurs des hommes qui vont accompagner et protéger le Britannique. D’où d’ailleurs la présence, parmi les jeunes bédouins, d’armes qui ne doivent être utilisées que dans des cas très précis, avec un code d’honneur dans l’initiation comme dans la pratique. C’est bien exclusivement masculin. La relation entre Theeb et son grand frère est très touchante, c’est l’idée du Grand frère, tendre et protecteur, jusqu’au sacrifice. Un homme courageux qui prend soin d’un orphelin, comme une mère qui donne sa vie pour celle de son enfant. Il y a aussi une énigme avec les « bédouins bandits ». C’est un point fort du film. Ils attaquaient Theeb et son frère pour les voler ou pour l’Anglais ? Ont-ils prémédité le meurtre de l’anglais ? Est-ce qu’ils ont aussi jeté dans le puits les compagnons avec qui l’Anglais avait rendez-vous ? Est-ce un mercenaire engagé ou apolitique ?

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Est-ce que Theeb est une figure archétypale ? Celui de l’orphelin mais aussi d’une jeunesse traumatisée qui nous renvoie à notre présent ?

Je pense qu’il n’y a pas de réponses précises car c’est un champ ouvert à plusieurs interprétations. Vous avez raison de revenir sur la figure de l’orphelin. C’est un trait universel, l’orphelin fonctionne comme un révélateur. Dans la culture arabo-musulmane elle renvoie à Mahomet, élevé par son oncle, tout comme Theeb le jeune garçon dont on ne voit ni la mère ni le père. Il est élevé dans un groupe, auprès de son grand frère. Avec le Bédouin qui a tué son frère, Theeb va nouer une relation très spéciale. L’enfant avait la possibilité de le tuer, car dès qu’il l’a rencontré, le bédouin était gisant, or l’enfant ne l’a pas fait. Cela a créé un début de relation, un contrat, peut-être inconscient, entre eux deux. De même, le Bédouin pouvait tuer l’enfant lorsqu’il a réussi à lui arracher le pistolet. Or, ce ne fut pas le cas. Ils avaient besoin l’un de l’autre pour survivre et continuer leur voyage. Une tension émotionnelle importante est née, entre un adulte qui regarde un enfant qui dépend de lui. Pense-t-il à l’adopter ? A l’emmener avec lui plus tard ? A s’en débarrasser ? Du côté de l’enfant, cette même source de menace, celui qui a tué son frère, est aussi celui qui le protège, l’accompagne et le réconforte. Une figure paternelle détestée et haïe, mais en même temps avec le besoin de l’avoir près de lui. Avec pour Theeb une grande colère interne. A la caserne ottomane, le contrat se rompt, il peut faire acte de vengeance et rendre justice à son frère assassiné. Il tue l’adulte et il n’hésite pas. La mort est présente dès les premiers moments entre eux.

Ce qui déclenche son acte, c’est d’entendre le Bédouin se présenter comme son père face à l’officier ottoman…

C’est révoltant pour Theeb. Il ne peut pas l’accepter comme ça, c’est comme un viol. Car celui qui a tué le frère se prétend maintenant être son père. Mais il y a eu, par la force des choses, un moment de complicité entre eux, durant leur voyage, qui pouvait ressembler à une relation paternelle.

Tuer ce Bédouin, figure paternelle bancale, n’est pas anodin pour Theeb, c’est déchirant pour tout enfant. Qu’est-ce que l’on peut envisager par la suite pour Theeb ?

A la fin de son récit, le cinéaste nous laisse dans un drame intime. C’est à chacun de nous d’imaginer une suite pour le héros. A partir de cet acte, tuer le bédouin, l’enfant perd son enfance. Il devient adulte dans le contexte où il vit. C’est un moment extrêmement tragique pour lui, en tuant il s’est ouvert tout un axe de possibilités. A-t-il pu finir son voyage de retour ? En vengeant son frère, Theeb a comme le sentiment d’avoir accompli sa mission, mais c’est aussi une déchirure. Car il a tout de même commis un acte meurtrier. Il a tué quelqu’un qui l’a aussi sauvé, il est très certainement bouleversé. Avoir tué le meurtrier de son frère ne va pas combler le manque de l’être aimé. Il est désormais tout seul, il aura à affronter la nature, la vie, sans adulte à ses côtés. Il a plusieurs chemins inconnus, tous effrayants, devant lui. Est-ce que cela signifie aussi que, comme cet enfant Theeb, toute la région, à cette époque historique de 1916, va rentrer dans une phase aux paramètres inconnus ? Comme cet enfant, la région était confrontée à de multiples inconnus en même temps : la division  des territoires, la possible création d’un nouvel état, Israël, la création de lignes ferroviaires dans le désert, la construction de nouveaux états et de nouvelles identités, les colonisations britanniques et françaises. Il y a tout ça et toutes les peurs que cela suscite, de ne pas savoir faire face à ces inconnus. Je pense qu’il y a eu un déchirement durant ces moments fondateurs de l’histoire contemporaine du Moyen Orient qui ressemble à tous ces déchirures que Theeb a connu. Pour d’autres Bédouins et Arabes, tuer l’Empire ottoman était une trahison, c’est l’empire auquel ils « devaient appartenir » et non pas à l’empire britanniques français. Collaborer avec eux contre les Ottomans est un acte de trahison, c’est tuer le père, incarné par le califat, le sultan ottoman protecteur de cette région. Cherif Hussein, qui a lancé cette attaque avec les britanniques contre les ottomans, avait cette légitimité auprès d’une partie des Arabes comme des Bédouins, mais pas tous. L’empire Ottoman était musulman, ce qui n’est pas le cas des empires occidentaux. C’était encore une autorité paternelle, protectrice de l’Islam. C’est une véritable déchirure dans tous les sens.

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Le Bédouin est une figure presque pathétique, tout à la fois violente et majestueuse, comme un vestige d’un monde en débris, cerné par les trahisons et les guerres. Un bédouin toujours méprisé aussi…

Dans l’histoire, il y a souvent eu un mépris envers les nomades.

Pourtant Mahomet était un nomade, un errant…

Dans toute les traditions, les prophètes sont des errants. Pour Mohamed, devenir prophète supposait qu’il devait errer. Dans le cas de la société arabe de Mohamed il n’était pas considéré comme un nomade, il était déjà sédentarisé à Mecca (La Mecque) la plus grande ville d’Arabie, d’un point de vue culturel et commercial. Dans le Coran, les bédouins sont ceux à qui on ne doit pas tout à fait faire confiance. Dans leur mode de vie, et dans tout ce qu’ils développent pour survivre pour aller d’un lieu à l’autre, on craint toujours qu’ils vont prendre avec eux quelque chose. Dans la tradition, les Bédouins sont à la fois les meilleurs et les plus fidèles hôtes, et ils sont ceux hors de leur espace (souvent temporaire) à qui on ne doit pas toujours faire confiance. Ce sont des personnes qui vivent dans une économie de survie, se déplaçant d’un lieu à l’autre.  Il y a un imaginaire très puissant et horrible qui perdure au sujet des Bédouins, encore aujourd’hui, car même la chanteuse libanaise Fairous mettait en garde contre ces bédouins, voleurs d’enfants. On fait de même hélas avec les gens du voyage. La force des images et des stéréotypes, racistes par essence, peuvent se cristalliser. Dans le cas arabe, c’est une histoire de la partie désertique du monde arabe, qui a lieu il y a très longtemps. Ces bédouins sont des gens de passage dont les valeurs ne correspondent pas avec les gens des villes ou des campagnes. Ils ne cultivent pas la terre, ce sont le plus souvent des bergers, en permanence en mouvement, ils sont très difficilement contrôlables et régulés par les états. La notion de propriété est totalement différente, d’où les justifications trouvés pour les accuser de vol. Et leur code d’honneur est très fort, Theeb le loup est celui que l’on donne aux bédouins. Ils sont comparés au loup car comme eux ils ont l’instinct de survie, très malins, fidèles et ils vivent en communauté, avec un instinct puissant de protection. Or il apparait toujours comme une menace. On utilise dans nos sociétés actuelles, dans le domaine de l’économie, le terme de loup pour désigner un homme d’affaires qui s’est enrichi de manière illégale. Par exemple, en Syrie pour la famille Assads c’est ainsi qu’ils sont désignés. Ce sont des loups qui savent comment profiter d’une opportunité qui se présente, ils sont capables de tout faire pour réussir. Le monde bédouin est vu soit comme un espace romantique ou un espace stigmatisé. On dit aussi qu’il y a les arabes et les bédouins arabes, ceux qui comme les arabes se sont nourris et enrichis des diverses vagues de civilisations (des mésopotamiens aux phéniciens) et puis eux les bédouins qui sont restés tel quels.  C’est un discours essentialiste er raciste ; et la Jordanie est au cœur de ces deux mondes, car encore à l’heure actuelle c’est un pays bédouin pour une moitié. C’est les promesses et les trahisons.

 Le film : 1916, au loin la guerre fait rage, mais les échos n’en atteignent pas cette partie du monde, la province ottomane de Hijaz. Leur père mort, Hussein a pris en charge l’éducation de son petit frère Theeb à qui il apprend à survivre dans cette contrée ingrate. Une nuit, surgissent un officier britannique et son guide bédouin. Ils sont à la recherche d’un vieux puits abandonné. Hussein est désigné par les anciens pour les mener à destination. Theeb est fasciné par cet homme blond en uniforme et décide de les suivre. Repéré la première nuit, il intègrera la petite troupe car le Britannique et le Bédouin refusent qu’Hussein le ramène au campement pour ne pas perdre de temps. Les craintes d’Hussein se révèlent pourtant fondées, ces contrées désertiques sont des repères de brigands que le petit groupe ne va pas tarder à rencontrer. Et ce sera une lutte sans merci dont Theeb sera le seul à sortir à indemne. Comment va-t-il alors pouvoir retrouver une zone plus hospitalière?

Theeb (en arabe : ذيب) est un film dramatique jordanien coécrit et réalisé par Naji Abu Nowar, sorti en 2016 en France. Le film a été présenté dans la section Orizzonti de la Mostra de Venise 2014 et Naji Abu Nowar y a reçu le prix de la meilleure réalisationLe film est sélectionné comme entrée jordanienne pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère à la 88e cérémonie des Oscars qui a eu en 2016.

Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=7wNs8VW-HVg

Ziad Majed

Ziad-Majed-e1472543007470-1024x350 (1) est chercheur et politologue libanais, professeur des études du Moyen-Orient à l’Université américaine de Paris et coordinateur du Réseau arabe pour la démocratie. Il est l’auteur de plusieurs études sur les réformes et transitions politiques au Liban et dans le monde arabe. Il a publié « Syrie, la révolution orpheline » chez Actes Sud, en avril 2014.

Blog : http://vendredis-arabes.blogspot.fr/

https://www.aup.edu/profile/zmajed

[1] Le chérif Hussein de La Mecque est descendant du prophète Mahomet et gardien des lieux saints de La Mecque et de Médine, charge attribuée depuis huit siècles à sa famille. Il est le père de Fayçal, futur roi d’Irak, d’Abdallah, futur roi de Transjordanie et de Zeid.

http://www.lesclesdumoyenorient.com/Hussein-et-la-famille-Hachemite.html

[2] En pleine guerre mondiale, le Britannique sir Mark Sykes et le Français François Georges-Picot négocient un accord qui prévoit le démantèlement de l’empire ottoman après la guerre et le partage du monde arabe entre les deux Alliés. Les Français se réservent le Liban, la Syrie et la région de Mossoul, au nord de la Mésopotamie ; les Britanniques le reste de la Mésopotamie (Irak) et la Transjordanie. La Palestine doit devenir zone internationale et le port d’Alexandrette (Syrie) acquérir le statut de port franc.

[3] Le 2 novembre 1917, dans une lettre adressée à Lord Rothschild, président de l’antenne anglaise du mouvement sioniste, le ministre des Affaires étrangères britannique Arthur Balfour fait savoir que son gouvernement s’engage à faciliter la formation d’un « Foyer national » juif en Palestine.

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