DOCTEUR STRANGE

LA PASSION DU SOIN

Les super héros et moi, c’est toute une histoire. Je ne faisais pas de différence entre les héros grecs (Ulysse c’était moi!)  et spider Man, Iron Man ou surtout Daredevil ma flamme ! C’est ma passion d’enfance pour ces super héros, qui par leurs handicap relevaient du superbe, justement…

Au cinéma, ou plutôt à la télévision française du service public, je découvre le film de Richard Donner « Superman », j’avais moins de 8 ans et j’étais bluffée de voir cet Icare des temps modernes ne pas chuter, toujours à la recherche d’un père immensément absent (Marlon Brando!!!) A la même époque, je tombe en émoi absolu pour l' »Homme Invisible »,  série qui me fera précipiter dans la bibliothèque de mon école des cités pour y dévorer le roman, et j’ai encore imprimé dans ma rétine le visage du comédien, avec sa chevelure si blonde, David McCallun, il avait un vague air de ressemblance avec un méchant de cinéma que j’adorais, Richard Widmark.

Bien plus tard, cette fois-ci au cinéma il y a le « Batman » de Tim Burton, et ne serait-ce que pour le Joker et la mélancolie keatonienne du héros masqué, ce film demeure une étoile… Christopher Nolan, Ang Lee, David Cronenberg, entre autre, ont déstabilisé le genre. Il y a eu récemment « Deadpool » une fantaisie jubilatoire burlesque qui réussissait le tour de force à nous faire aimer tout ce que l’on ne cherche pas chez un super héros…

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Mais depuis quelques années, je subis une déferlante déception des adaptations cinématographiques, avec l’horreur des Avengers et Iron Man qui s’enfonce dans une bouillie visuelle….et il y a deux jours je découvre « Docteur Strange » de Scott Derrickson, avec l’envie de le revoir encore une fois, afin de vérifier à quel point ce film est une merveille, où le coeur est au centre, où l’effet spécial du cinéma fonctionne, charnel et incarné, spirituel et farceur, ludique et pathétique.  Et mon dieu quel charme !

Cela ne date pas d’hier que les hommes pleurent mais là, avec Docteur Strange, c’est plus qu’une question de fierté mal placée, il s’agit de compassion et de renoncement, ne pas vouloir tuer, refuser ce qui nous est tant et tant asséné pour trouver une autre voie….J’espère ne pas me tromper pour la suite….

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