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LES PÉPITES DU CINÉMA

9ème Edition Festival Les Pépites du Cinéma
Rdv les 16 & 17 au Cinéma l’Etoile à La Courneuve et les 19, 22 & 23 auCinéma La Clef à Paris.

UN FESTIVAL DÉNICHEUR DE PÉPITES

Le festival Les Pépites du Cinéma créé en 2007 par Aïcha Belaïdi, se positionne aujourd’hui comme véritable dénicheur de jeunes talents du cinéma français.

Il présente chaque année des longs et courts-métrages d’un cinéma engagé, libre, plein d’énergie et de créativité. L’association apporte un soutien en amont des professionnels et des médias pour soutenir les projets des nouveaux auteurs et réalisateurs de demain issus des quartiers.
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BRESIL EN MOUVEMENT

La 11ème édition du festival aura lieu du 14 au 18 octobre 2015 au cinéma La Clef (Paris 5è), autour de plusieurs sessions thématiques.

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Durant 5 jours, vous pourrez découvrir une programmation documentaire de production récente, en grande partie inédite et rencontrer et débattre avec des réalisateurs, des producteurs, des représentants d’ONG et des mouvements sociaux, ainsi que des responsables et des personnalités du monde socioculturel brésilien et français. Continuer la lecture

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Centenaire Roland Barthes

Un cinéphile langagier

« Souvent j’écris pour être aimé. Mais on n’est jamais vraiment aimé pour son écriture. » Roland Barthes

Ce qui m’a le plus marquée (encore aujourd’hui) dans l’oeuvre de Roland Barthes, au sujet du cinéma, ce n’est pas tant ses écrits critiques que sa capacité fictionnelle de construire un territoire qui lui est propre, à l’intérieur de la langue française, comme une suture entre lui et autrui. Le plus remarquable à ce sujet demeure son « Roland Barthes par Roland Barthes », autofiction assez sublime dans cette recherche du temps vécu, du temps perdu. Du cinéma par des mots qui font image de…

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De la filiation

Revenir sur un film, c’est revenir sur quelque chose qui vous a traversé et qui s’est imprimé en vous, comme une secrète et profonde diffusion intime. Quelque chose s’est déplacé en vous, comme un mouvement au coeur, une vibration qui vous donne autant qu’elle vous retire un peu, de votre souffle comme de vos larmes.

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Projection Noire ici, blanche là bas de Claude Haffner

 

 

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Ce film raconte le voyage de Claude Haffner. Il débute en Alsace, d’où son père est originaire et où elle a grandi et se poursuit au Kasaï, capitale du diamant du Congo-Kinshasa, le pays de sa mère. Claude est née là-bas, mais n’y est pourtant jamais retournée depuis ses deux ans. Elle ne connait ni ce pays ni sa famille maternelle. Questionnant son identité métisse, la jeune auteure effectue des recherches sur ses origines africaines.
Ses voyages lui permettent de faire connaissance avec sa famille maternelle, ses cousins, et de définir ce qui fait d’elle à la fois une africaine et une alsacienne.

Projection ce mercredi 7 octobre à 20H30
La grosse Mignonne 56 rue Carnot 93100 Montreuil
 infos & résa : 01 42 87 54 51 http://www.lagrossemignonne.com/

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 Noire ici, blanche là-bas de Claude Haffner a été programmé pour la première fois à Paris en octobre en 2013 pour la 3ème édition du FIDEL – Festival Images de la Diversité et de l’Egalité, au Musée de l’Histoire de l’Immigration,
L’émotion reste intacte. Avec une acuité de la perception que nous offre la cinéaste.
Claude m’avait accordé un entretien que voici :
http://www.dailymotion.com/…/x15mejh_itw-claude-haffner_sho
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Poétique de l’asphalte Samuel Benchétrit France Inter 6/10/2015

Pas mal du tout cet entretien…sous l’égide de rousseau et voltaire, avec une belle présentation. Se sentir en périphérie certes mais la bordure qu’évoque le cinéaste est pertinente et bien plus riche de sens, à l’image de son film assez bluffant.
A l’écouter parler de la pensée et de l’action, je songe à Jean Starobinski qui avec Action et Réaction pourrait lui être une lecture bienvenue…

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http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1164277

http://www.franceinter.fr/emission-boomerang-poetique-de-lasphalte-avec-samuel-benchetrit

Jean Starobinski Action et réaction. Vie et aventures d’un couple, Paris, Seuil, 1999.

http://www.culturactif.ch/livredumois/starobinski.htm

 

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Une éthique de la solitude

Chantal Akerman, décédée le lundi 5 octobre 2015, à l’âge de 65 ans.

Rarement j’ai exprimé publiquement mon émotion pour la disparation d’une personne que je ne connaissais pas, et c’est le cas car je n’ai jamais rencontré la cinéaste Chantal Akerman, son oeuvre oui. J’avais 20ans et c’était elle qui plus que tout me révéla l’excellence du cinéma français de mon temps. Attirée comme jamais, j’ai voulu découvrir ses films précédents. Son éthique faisait écho en moi très secrètement, comme une solitude que je percevais.

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Coup de foudre

ASPHALTE, un météore cinématographique

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Lorsque cela arrive, le temps est déstabilisé. Il y a un avant et il y a un après. En cinéma, c’est radicalement délicieux. Rarement eu des coups de foudre ces derniers temps pour des films français. Il y a eu fin décembre 2014 Mon amie Victoria de Jean Paul Civeyrac, bien avant L’exercice de l’état de Pierre Schoeller. Et, depuis quelques jours, Asphalte.

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Journal cinématographique algérien III

La nuit et l’enfant de David Yon, une élégie de la douleur

Lorsque surgit le film de David, quelque chose advint. La mémoire d’un événement que je n’ai pas vécu. Et pourtant j’assistais, presque repliée dans ma stupéfaction, à une sorte de cérémonie spectrale qui nous rassemblait tous dans cette salle d’Algérie. Un long silence de prière pour ce récit d’une nuit. Si le cinéma me regardait tout au long du festival, face à ce film j’étais tenue à éprouver avec délicatesse, mais tout autant avec souffrance, le lent cheminement de l’effroi à la lumière, de la peur à la confiance. De cet enfant qui compte toutes les étoiles pour de vrai à ce homme traqué dans sa jeunesse spoliée. Si le cinéma est affaire d’incarnation il est aussi avec David Yon temps de la compassion.

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